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Les Hortillonnages d'Amiens

Hortillon, Hortellus, Hortus

Hortillonnages - tour perret

Les hortillonnages d’Amiens sont un espace de 300 hectares d’anciens marais situés à l’est de la ville d’Amiens et sur les territoires des communes de Rivery, Camon et Longueau, aménagés (au Moyen Âge, probablement dès le XIIe siècle) pour créer des champs utilisables pour la culture maraîchère.

Le terme hortillonnage dérive du nom hortillon, terme picard utilisé dès le XVe siècle et issu du bas latin hortellus, « petit jardin », diminutif du latin classique hortus, « jardin ». Il désigne, à Amiens et dans les environs, des marais entrecoupés de canaux, où l’on pratique la culture maraîchère, et a pris en picard le sens plus général de « maraîchage ». Un hortillon (au féminin hortillonne) désigne un maraîcher.

Les hortillonnages, sous leur forme actuelle, sont cultivés depuis environ 700 ans. Il faut noter que l’extraction de la tourbe utilisée comme combustible a contribué au façonnage du site tel qu’on le connait.

Il ne reste plus aujourd’hui qu’une dizaine d’hortillons (maraîchers) qui exploitent 25 hectares.

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Ans d'exsistance

0

Hortillons ( Maraîchers)

1 km

de voies d'eau

1 communes

Amiens, Camon, Rivery, Longueau, Lamotte Brebiere

Les dates clés

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Les travaux de construction de la nouvelle cathédrale d’Amiens débutent, partiellement, comme le prétend la légende, sur un champ d’artichauts cé-dé par un couple d’hortillons !

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Les activités maraîchères se développent dans les hortillonnages, ainsi que l’exploitation de la tourbe.

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Le site des hortillonnages couvre quelques 1500 hectares.

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Le territoire des hortillonnages s’étend, à l’Est des fortifications de la ville d’Amiens.

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La surface du site s’est considérablement réduite, par les constructions urbaines. La superficie des hortillonnages est d’environ 500 hectares. Environ 1000 hortillons cultivent les terres des hortillonnages et vendent leurs productions sur le marché sur l’eau.

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Révolution industrielle : les pro-grès techniques permettent l’achemine-ment et la conservation des denrées alimentaire de manière plus « efficace » qu’auparavant. C’est ainsi que les activités de maraîchage déclinent dans les hortillonnages, les citadins se tournant vers l’achat de produits moins chers. Les hortillonnages se transforment, on y cultive moins mais l’endroit devient un lieu de détente pour la population urbaine (l’île « auf » et sa piscine, les guinguettes, les cabanons…).

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Un projet de rocade prévoyait de passer au plein cœur des hortillonnages. Révolté par cette idée, un photo-graphe amiénois tombé amoureux des hortillonnages 20 ans auparavant, Nisso Pelossof, décide de passer à l’action en créant une association dont le but est de protéger et de sauvegarder le site. Le projet de rocade sera modifié, et la rocade ne passera jamais au beau milieu du site.

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Le niveau de la Somme monte de manière exceptionnelle, ce qui con-duit à d’importantes inondations dans les hortillonnages. Des parcelles en-tières se retrouvent sous l’eau, et par endroits, le site ressemble à un véri-table lac. Beaucoup d’efforts ont été nécessaires pour redonner au site son vrai visage après cette épreuve.

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Création du festival des hortillonnages. Sous l’impulsion de la Maison de la culture d’Amiens, un projet des Jardins paysagers des hortillonnages – déambulations environnementales est initié. Chaque année de mai à octobre, un festival au grand air permet au public de découvrir les hortillonnages sous un autre jour : celui de la création artistique (notamment par des paysagistes, plasticiens…) au service de la sauve-garde d’un site naturel.